Après les 35 heures, l’auto-entrepreneur
Amis journalistes et observateurs, avez-vous senti parmi les vents provoqués par la LME, le coup de sirocco et les nombreux grains de sable qu’il charrie dans le sillage d’un nouveau paradigme entrepreneurial ?
par Jacky ISABELLO
, le 17/02/2009
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La loi de modernisation de l’économie a fait récemment adopter un nouveau statut de créateur d’entreprise, le régime d’auto-entrepreneur. Ce statut est on ne peut plus simple. Je n’ouvrirai pas l’éventail de ses spécificités tout le monde l’a largement fait. Je préfère pénétrer dans la deuxième dimension de sa fonction. L’auto-entrepreneur permet à quiconque souhaitant exercer une seconde activité de le faire. L’épigraphe de l’histoire s’en trouve rapidement formulée ; il y a eu l’époque des 35 heures, l’ère du partage du travail censé résoudre le navrant syndrome structurel français du chômage et il y aura désormais avec ce nouveau statut, le siècle de la compétence auto-gérée. Où est la révolution me direz-vous ?
Jusqu’ici, pour cumuler deux activités, un salarié devait obtenir l’autorisation de son employeur. Désormais, n’importe lequel de vos amis, expert, spécialiste d’un sujet, vendeur occasionnel sur Internet pourra vous faire une facture et dispenser ses savoirs, conseils, réseaux sans autre forme de procédure. L’entreprise requérant l’expertise passera ce coût en comptabilité, l’auto-entrepreneur s’acquittera de ses charges puis des impôts formés par ses nouveaux revenus.
Jusqu’ici, pour cumuler deux activités, un salarié devait obtenir l’autorisation de son employeur. Désormais, n’importe lequel de vos amis, expert, spécialiste d’un sujet, vendeur occasionnel sur Internet pourra vous faire une facture et dispenser ses savoirs, conseils, réseaux sans autre forme de procédure. L’entreprise requérant l’expertise passera ce coût en comptabilité, l’auto-entrepreneur s’acquittera de ses charges puis des impôts formés par ses nouveaux revenus.
Chacun apporte sa solution à la crise
À l’heure ou le monde se fourvoie dans un débat malhonnête au pire, cuistre au mieux sur la fin du libéralisme, feignant de ne pas comprendre la différence entre le libéralisme (liberté, responsabilité, droit de propriété) et néolibéralisme (défense d’intérêts corporatistes, crytpo-impérialisme, armes économiques du choc et de l’effroi [1]) l’auto-entrepreneur défini un cadre légal, simple et source d’esprit d’entreprise, d’innovation et de confiance en soi, permettant à chacun de bénéficier pleinement de ses compétences sans pour autant l’enserrer dans le cadre du salariat et du carcan contraignant de l’entreprise (lundi au vendredi 9h-18h).
Certes, ce statut apporte une solution au travail au noir, mais il convaincra les plus réticents à tester leurs idées, au delà de leur supérieur hiérarchique direct.
Certes, ce statut apporte une solution au travail au noir, mais il convaincra les plus réticents à tester leurs idées, au delà de leur supérieur hiérarchique direct.
Une révolution idéologique doublée d’une révolution économique
Plutôt que se lamenter pour savoir si la crise actuelle s’est enkystée du fait de vilains petit canards traders ou par la volonté maligne d’une Amérique méprisante qui a imposée au monde des règles économiques, monétaires et géopolitiques iniques après le 11 septembre 2001, j’ai envie de vous proposer un nouveau rêve, celui d’un pays, la France qui va créer des centaines de milliers d’activités indépendantes sans renier son modèle social-libéral. Des centaines de milliers d’activités sources de multiples innovations. Il n’y a pas de gageure à penser que libérer les compétences entrepreneuriales de tous les travailleurs français offrirait un microclimat généreux pour l’innovation.
La leçon qui nous est apprise en ce moment, et la France ouvre une nouvelle fenêtre dans la science économique, ce n’est certainement pas de se convaincre que le marché est mort mais bien de percevoir la fin du malthusianisme. Les 35 heures assujettissaient notre faim à un gâteau aux frontières définies c’est-à-dire une part plus petite pour chacun. L’auto-entrepreneur au contraire n’impose rien à personne mais offre de contribuer pleinement à l’élaboration d’une grande fresque de l’expansion économique du 21e siècle.

La leçon qui nous est apprise en ce moment, et la France ouvre une nouvelle fenêtre dans la science économique, ce n’est certainement pas de se convaincre que le marché est mort mais bien de percevoir la fin du malthusianisme. Les 35 heures assujettissaient notre faim à un gâteau aux frontières définies c’est-à-dire une part plus petite pour chacun. L’auto-entrepreneur au contraire n’impose rien à personne mais offre de contribuer pleinement à l’élaboration d’une grande fresque de l’expansion économique du 21e siècle.
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