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Des pavés dans l’âme et aussi dans le cœur


Avec le retour du quotidien, revenir à l’énergie des esprits pour retrouver force et vigueur.

par Claude BOURG , le 17/11/2010 | Commentaires : 0

Courage

Ne pas pour autant renoncer à améliorer son existence. D’en subir les épreuves résigné ou révolté. Ce serait repartir comme on est venu. Il va falloir du courage.
On évoque toujours la rigueur. Elle est indispensable pour générer plus d’équité afin de niveler les inégalités en fidélité à nos valeurs, celles qu’on lit sur les frontons de nos édifices.
Trouver des thèmes communs qui rassemblent dans une vie sociale et de travail, productrice d’un vrai bien-être.

Dire que Nicolas Sarkozy « n’a reçu de mandat de personne » : Il a reçu celui que la majorité des Français lui a donné. Il a dû lui falloir du courage aussi pour faire voter une loi impopulaire et ne pas procéder à des pansements provisoires. Chacun en pense ce qu’il en veut mais ne peut que difficilement le lui contester. En paiera t-il le prix, en tirera t-il profit ? Comme un chef d’entreprise, le Président de la République, en a pris le risque, la responsabilité. Et lui, son entreprise, c’est bel et bien la France.

« On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans »

Je préfère ces vers de Rimbaud, qui au travail fut longtemps hostile, dans lequel par la suite, il trouva sa vraie libération - au titre « Les jeunes cons ! »* - de l’article que je trouve réaliste voire affectueux de Jean Viard, sociologue.
Dur métier que la jeunesse, écrit-il. C’est vrai.
A ma contribution précédente sur notre blog, après l’avoir vue défiler devant mon téléviseur dans un kaléidoscope d’images impressionnantes, j’ajoute : d’éviter les hiérarchies autoritaires qui conduisent aux jungles sociales car, c’est à vous, qu’on impute la violence des pavés. Mieux vaut respirer comme le poète l’odeur de la fleur des tilleuls que les effluves de l’asphalte.
Et comme l’écrit aussi Jean Viard : Des amours à découvrir… Oh combien : « cheveux aux vents, baisers volés, rêves mouvants… »

Travail et… Meurtrissure

Cher Monsieur Mélanchon, vous que l’on dit « fort en gueule » : plein, elles en ont pris sur la leur, les forces de l’ordre et sous toutes les formes de l’expression.
Je vais vous en dire deux mots :
Mon père, Maurice Demeusy, mort pour la France en 1944 les armes à la main dans les rangs de la Résistance a commencé sa vie de travail par l’usine, dès l’âge de 12 ans à Giromagny (Territoire de Belfort). Hélas pas le seul.
Engagé dans l’armée après son service militaire, fut comme garde mobile envoyé « au front » en 1936. Oui, le Front Populaire et grièvement touché à la tête, fait relayé par la presse de l’époque. La meurtrissure ressentie, aux dires de ma famille, ne s’est pas localisée là. Mais très forte dans son cœur. Ces heurts l’avaient profondément peiné. Lui qui comprenait les revendications de ses « frères contestataires. »
C’était un patriote et un républicain mais aussi un gendarme fier de son uniforme. Peut-on le lui reprocher ?
Comme lui, j’ai souhaité « sortir du rang » pour faire évoluer ma condition de vie. Pour ma part, j’ai créé mon entreprise. Sans jamais renier les miens. Evoluer n’est pas trahir. Alors, le peuple, je le connais. Vous aussi, affirmez-vous. Et sur ce sujet nous devrions être d’accord :
J’oppose que ce n’est pas le respecter, à ceux « qui donneraient » dans le populisme.
Aujourd’hui, cher Monsieur Mélanchon, vous que l’on dit autant « fort en cœur » : C’est pareil.
Parmi ces femmes et ces hommes que d’aucuns pour généraliser nomment « les flics », ils s’en trouvent aussi plus d’un à être meurtri face à la violence, voire à la haine. Si ce n’est sur leur tête, le coup, pourquoi ne l’auraient-ils pas aussi pris dans leur cœur !



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