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L’humanité d’un souffle... Un grand coup de froid qui vous le coupe !


Comme la poésie, l’air que l’on respire ne devrait pas connaître de frontières.
Il devrait être universel.

par Claude BOURG , le 22/12/2009 | Commentaires : 0

Toutes les économies du monde

« Pour la première fois dans l’histoire, toutes les économies du monde s’étaient réunies pour convenir des mesures à prendre, face à la menace d’un changement climatique. »
Seulement, voilà :
« Accord a minima », dixit Barack Obama !
Quelle expression déplorable, alors qu’on attendait, alors qu’on espérait un basculement dans un nouveau système de choses autrement lié qu’à la sempiternelle économie de marché qui va finir par nous broyer.

On nous parle d’énergie. Il n’y avait pas d’expression d’énergie plus universelle que celle espérée réussie de cette sublime mission, de la faire circuler parmi les hommes sans limite, sans frontières. Véritable mondialisation, la mondialisation de l’amour de la planète. Ils n’ont pas réussi à trouver cette voie là.
Ils avaient, ces Présidents, un immense pouvoir de convaincre, d’être entendus, écoutés jusque dans les plus humbles foyers dans une vaste chaine d’union autour du monde.


Formidable opportunité économique

Dans la course à la consommation, devant les catastrophes multiples et variées qui marquent l’actualité, on pouvait penser cette lutte contre le réchauffement climatique comme une formidable opportunité économique pour faire face à l’injustice, à la misère.
Quel cataclysme devra s’abattre sur notre terre, quel tsunami planétaire, quel nuage nucléaire mondial ou tout simplement quelle « bonne guerre » pour faire table rase de ce système de choses. Est-ce cela que nous voulons ? Il est vrai que la misère humaine est bien la seule catastrophe que l’homme puisse enrayer.

Capable du meilleur, comme du pire, des plus admirables découvertes en même temps que des plus abominables inventions qui pourraient œuvrer du bien-être, à sa perte. Voila bien ce qui nous attend, voila déjà bien ce qui déjà nous arrive.
Depuis que notre lointain ancêtre en regardant le ciel a poussé son cri d’angoisse, par lequel l’homme exorcisait de tout son être ses souffrances, c’était paraît-il un singe, il y a à présent urgence pour nous d’en remonter le temps.

Mobiliser la totalité de son potentiel

Pour autant, dans un acte de vie, l’homme aujourd’hui peut se surpasser dans certaines circonstances. Il se surpasse chaque fois qu’il est amené à rassembler toutes ses énergies, à mobiliser la totalité de son potentiel pour atteindre le seul but vers lequel tendent ses efforts physiques et intellectuels. L’athlète qui bat un record, le chercheur qui réalise une découverte, le créateur qui entreprend, l’homme politique qui va de l’avant.
Qu’en penserait aujourd’hui Victor Hugo : Lui le visionnaire qui envisageait sous les lazzis les États Unis d’Europe. Que la folie humaine s’apprête à atteindre bientôt son paroxysme ? Même si l’échec est de taille, il croirait encore à la fraternité universelle. Sa parole tenait lieu de référence car elle était d’actualité. Elle l’est encore aujourd’hui. C’est cet aspect que je choisirai dans son œuvre de titan.
Se consacrer au salut de l’humanité.

J’aimerais aussi qu’il consigne que particulièrement la France et l’Europe ont fait preuve de beaucoup de volontarisme à cette conférence climatique.*

Cette voix doit à nouveau se lever pour faire entendre aux hommes de bonne volonté le seul message qui vaille, message de paix sur la terre en cette période de vœux, de joie entre les peuples, cette union que notre grand poète appelait de tous ces souhaits.

*C’était à Copenhague par un grand jour de froid !

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