Le Créateur d’entreprise et l’argent
Peut-on créer une entreprise sans argent ? Certainement pas ! Il ne faut pas sous-estimer les besoins financiers d’une jeune entreprise, et ne pas attendre l’urgence pour trouver des fonds. Est-ce à dire que la création d’entreprise est réservée aux riches ? Non, heureusement : capital, prêts d’honneur, prêts bancaires, Oseo, capital-risque… des dispositifs financiers permettent au jeune dirigeant d’accompagner sa croissance. Comment les utiliser ? Quels sont les pièges à éviter ?
par Nicolas AUBÉ
, le 23/03/2010
| Commentaires : 1
Ne pas sous-estimer les besoins au départ
Le créateur d’entreprise est souvent optimiste et évalue au strict minimum ses besoins financiers, souvent réduits ses besoins d’investissement initiaux. Dans le cas des entreprises de service en particulier, ceux-ci sont limités. Or il faut avoir en tête que la mise de départ est la principale source de financement dont pourra disposer l’entreprise jusqu’à atteindre son seuil de rentabilité.
Il est courant et presque normal que l’entreprise fasse des pertes durant ses premières années d’activité. Les pertes vont diminuer les « fonds propres » de l’entreprise (le capital plus l’agrégation des résultats chaque année). Le capital de départ doit tenir compte de ces pertes, elles ne seront pas financées par les banques.
Par ailleurs, il faut absolument prendre en compte le besoin en fonds de roulement. C’est le financement des stocks et de l’argent dû par les clients (2 mois de chiffre d’affaires en théorie, jusqu’à 6 si le client est l’Etat). De la même manière, il est assez difficile de faire financer ce besoin en fonds de roulement ; certains dispositifs existent, comme l’affacturage, mais ils sont dangereux car la banque peut les suspendre à tout moment. Il est donc nécessaire prévoir ces besoins dès le lancement de l’entreprise.
Enfin, dans l’estimation des besoins de financement, il vaut mieux prévoir un budget initial pour la communication et la publicité ; une dépense qui ne sera pas comptabilisée comme un investissement - même si c’en est un. A cela, il faut aussi rajouter une marge de sécurité pour qu’un aléa de la vie de l’entreprise comme un vol, un impayé ou un litige ne la déstabilise pas.
Par ailleurs, il faut absolument prendre en compte le besoin en fonds de roulement. C’est le financement des stocks et de l’argent dû par les clients (2 mois de chiffre d’affaires en théorie, jusqu’à 6 si le client est l’Etat). De la même manière, il est assez difficile de faire financer ce besoin en fonds de roulement ; certains dispositifs existent, comme l’affacturage, mais ils sont dangereux car la banque peut les suspendre à tout moment. Il est donc nécessaire prévoir ces besoins dès le lancement de l’entreprise.
Enfin, dans l’estimation des besoins de financement, il vaut mieux prévoir un budget initial pour la communication et la publicité ; une dépense qui ne sera pas comptabilisée comme un investissement - même si c’en est un. A cela, il faut aussi rajouter une marge de sécurité pour qu’un aléa de la vie de l’entreprise comme un vol, un impayé ou un litige ne la déstabilise pas.
Le Capital, arme de communication
Une fois que le créateur a estimé ces besoins ; comment les financer ?
Tout d’abord, il doit mettre de l’argent de son patrimoine personnel dans son entreprise ; c’est le capital. Une fois investi, cet argent ne sera jamais récupéré. Soit l’entreprise sera rentable, alors le créateur pourra toucher des dividendes ; soit elle disparaîtra, et le créateur perdra ce qu’il a misé. C’est la règle du jeu, et il faut que le créateur l’assume.
Le capital est une arme de communication financière. Il indique : « voici ce que je suis prêt à miser pour cette entreprise ». Les banques ne prêteront pas plus que ce montant au début de la vie de l’entreprise. Par ailleurs, le montant du capital initial apparaîtra sur tous les documents officiels de la société ; signifiant « voici ce que cette société pèse » vis-à-vis des interlocuteurs externes, client, fournisseurs, salariés, partenaires.
Il y a une très bonne nouvelle à ce stade : l’Etat subventionne le créateur d’entreprise à 25% ; en effet, ¼ de ce que le créateur (ou des proches) investissent au capital des PME est déduit du montant de leur impôt sur le revenu. Il est possible de verser cet argent sur plusieurs années afin de bénéficier au maximum de ce dispositif très intéressant.
Si les biens propres du créateur ne sont pas suffisants pour réunir le montant du capital nécessaire, le créateur peut emprunter de l’argent à une banque, à titre personnel, mais les banquiers exigeront une garantie. En revanche, il existe des prêts sans garantie, appelés « prêts d’honneur », qui sont octroyés aux créateurs d’entreprise par des associations, comme les plateformes d’initiative locales ou le réseau Entreprendre. Ces réseaux soutiennent les projets qui leur semblent porteurs d’avenir, en évaluant moins les « business plan » que la personnalité du créateur.
Le capital est une arme de communication financière. Il indique : « voici ce que je suis prêt à miser pour cette entreprise ». Les banques ne prêteront pas plus que ce montant au début de la vie de l’entreprise. Par ailleurs, le montant du capital initial apparaîtra sur tous les documents officiels de la société ; signifiant « voici ce que cette société pèse » vis-à-vis des interlocuteurs externes, client, fournisseurs, salariés, partenaires.
Il y a une très bonne nouvelle à ce stade : l’Etat subventionne le créateur d’entreprise à 25% ; en effet, ¼ de ce que le créateur (ou des proches) investissent au capital des PME est déduit du montant de leur impôt sur le revenu. Il est possible de verser cet argent sur plusieurs années afin de bénéficier au maximum de ce dispositif très intéressant.
Si les biens propres du créateur ne sont pas suffisants pour réunir le montant du capital nécessaire, le créateur peut emprunter de l’argent à une banque, à titre personnel, mais les banquiers exigeront une garantie. En revanche, il existe des prêts sans garantie, appelés « prêts d’honneur », qui sont octroyés aux créateurs d’entreprise par des associations, comme les plateformes d’initiative locales ou le réseau Entreprendre. Ces réseaux soutiennent les projets qui leur semblent porteurs d’avenir, en évaluant moins les « business plan » que la personnalité du créateur.
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