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Quand la poésie épouse l’entreprise


Quand la poésie épouse l’entreprise
On n’est jamais à court d’idées
Pour écrire et se présenter

par Claude BOURG , le 19/01/2010 | Commentaires : 0
A cœur ouvert avec la Société des Poètes français
Travailleurs de l’ombre
Messagers du respect de la tradition mais aussi de :


L’indispensable modernité ayant donné au slam droit de Cité !

Il s’agit bien d’une expression poétique nouvelle. Mais quand on sait combien ce mode d’expression plait aux jeunes, il représente un outil pédagogique excellent pour les amener à l’écriture, à s’exprimer. Les aider à acquérir dans l’art et dans la joie une culture générale aujourd’hui indispensable pour les générations en quête de travail et d’emploi. Avoir confiance en soi. C’est comme cela qu’ils s’ouvrent au monde par un nouveau mode de communication. Le tout étant de se comprendre en parlant la même langue.

L’une des actions de notre association : Entreprendre et Innover Pour le Territoire de Belfort est de s’ouvrir à la jeunesse ; elle consiste à nous mobiliser justement dans les quartiers pour l’encourager à s’exprimer, oser aussi à se lancer dans des concours d’idées destinés à aider les jeunes à créer leur auto entreprise.
Tout comme à écrire un CV si anonyme qu’il soit.
Jouer avec talent l’heure de vérité : Se présenter en faisant résonner les mots dans ses yeux.

L’esprit de poésie et aussi d’entreprise

Loin d’être une hérésie, le slam convoque l’esprit de poésie et aussi d’entreprise.
Le pouvoir des mots est immense. C’est un jeune qui ose en composer sur une feuille de papier abritant ses espoirs.
Quelle catastrophe que ces CV accompagnés de lettres de motivation pondues « clés en main ». Ce n’est pas le CV anonyme qui va au panier, c’est tout simplement parce qu’il ne comporte aucune âme.
La lettre de motivation pour le recruteur, tout comme pour le banquier auprès duquel on se présente pour solliciter un prêt, est un acte de communication. La pratique de l’exercice de la parole et de l’expression est une réalité permanente et universelle.
Pour les dossiers adressés par des candidats à la création d’entreprise idem. Un œil averti décèle à la seconde le document standard qui n’aura pas la chance d’atteindre sa cible.

Il n’y a pas de règle qui marche si ce n’est de rester soi et d’en apprendre l’art et la manière.

Nous avons aussi créé un réseau intergénérationnel - intersolidarité et cette poésie orale a le pouvoir d’en conforter le lien. « Faisons l’effort de nous comprendre »*

Aux couleurs de la France par l’égalité des chances

J’ai souvent par notre blog évoqué l’amour de la gamine de Giromagny pour son Pays dont la vie a basculé le jour où son père est mort pour la France.
Que cette Histoire, je la vivais encore tous les jours et tout au fond de moi parce qu’elle avait à jamais changé le cours de mon destin. Je me disais qu’on penserait peut-être que c’était du patriotisme de grand papa. Nous sommes encore des milliers, Pupilles de la Nation, que la destinée a écorchés vif.
Parmi nous, un grand, un très grand, qui tout autant que nous, qui tout autant que moi, n’a eu de cesse de se battre pour la mémoire d’un père qui fit don de sa vie pour la France. Pour Elle, lui aussi donna tout : un combat permanent. Il vient de quitter notre terre et nous en sommes très tristes. Je m’aperçois par les hommages rendus que toutes les classes sociales ont été touchées et émues.
Je sais aussi, que toute sa vie fut une lutte pour être digne de la mémoire de ce père tombé dans les mêmes combats que le mien en ce début de septembre 1944 à l’entrée d’un petit village du Doubs. L’un venant au devant de l’autre, frères de combat tombés pour nos libertés les armes à la main.
Nos chemins se sont souvent croisés. Pas besoin de beaucoup de mots. Des souvenirs communs. Un regard embué que parfois nous ne pouvions dissimuler.
Sur Philippe Seguin, Anne Roumanoff, dans les colonnes du JDD a écrit : « Au revoir Monsieur Seguin, je ne vous connaissais pas mais je vous aimais bien. »
De tous les discours, les mots de cet hommage simple, affectueux et populaire, sont ceux qui m’ont le plus touchée.

Lui, l’homme d’État, qui ne voulait pas d’autres plumes que la sienne. C’est vrai qu’il parlait et qu’il écrivait merveilleusement bien, Monsieur Philippe Seguin. Je suis persuadée qu’il aurait été d’accord avec moi :

Pour dire à ces jeunes des Cités venant des Pays du soleil qu’il aimait tant, que les mots se traduisent par l’âme et le cœur. Mots lyriques ou prosaïques qui pour lui s’élèveront par leur musique là où il se trouve. À n’en pas douter. Ce sera du slam !

Aux couleurs de la France !

*Nicolas Sarkozy
Vœux 2010

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News 15/03/10