Recherche sur le blog
Se connecter
 

« Vous avez de la chance d’être née pauvre... »


« Vous n’imaginez pas, me dit-elle*, comme j’ai été handicapée d’être la fille d’un homme public. On pourrait dire que vous avez eu de la chance d’être née pauvre... »
C’est évidemment une façon de voir les choses !

* Fille d’un illustre ministre de la République Française qui s’était lancée dans la création d’entreprise…

par Claude BOURG , le 26/05/2010 | Commentaires : 0

« À chacun sa place au soleil »

Titre le site Libération du 22.05. « L’égalité des chances n’ayant pas tenu ses promesses, il faut inventer autre chose » ! Référence à l’excellent livre du sociologue François Dubet face à l’échec de l’égalité des chances. Oui ! Je pense dans le bon sens que chacun a sa place au soleil et qu’il brille encore pour tout le monde. Quelle qu’en soit la force de ses rayons. Riches ou pauvres, on peut prendre en charge son destin, motivés de plus ou moins d’ambition.
Je ne me pare pas de grandes pensées philosophiques. Je médite cette idée à ma façon bien plus modeste sans me sentir autorisée à imposer ma conception de voir la vie aux autres.
Tout ce fracas que l’on fait, à notre époque, autour de cette question provient peut-être, tout simplement, que nous nous concentrons sans trop penser à l’homme, à ses ressources et ses multiples talents.

La force de croire en soi :

Sans tenir compte des discours trop dogmatiques et des belles théories abstraites qui ne fonctionnent que dans les discours et dans les livres. La preuve !
Le trait des nouvelles générations est d’être pragmatique – crise oblige –, de croire plus en soi qu’aux principes. De se méfier des belles théories même si elles partent de bons sentiments.
Ce trait de caractère et de tempérament qui caractérise le créateur d’entreprise en est la certitude. Fossé qui sépare les états-majors des gens de terrain.

Chacun à son niveau

Du modeste auto-entrepreneur à l’étudiant capé, chaque jour apporte la preuve que la volonté et la passion d’entreprendre, quand on lit les chiffres du nombre de créations, sont là. Chacun à son niveau, chacun avec ses moyens
Ce sont eux, ces créateurs d’entreprise, qui sans attendre de savoir si l’égalité des chances et maintenant « des places » sera la panacée de demain, génèrent de la richesse et de l’emploi, sans se poser toutes ces questions.

Si pour la plupart l’ascenseur social est tombé en panne, je sais l’ayant vécu, que les marches se montent aussi à pied pour atteindre son rêve qui deviendra réalité.

Fou mon frère !

Comme, affectueusement, je t’interpelle dans un de mes livres : « car il faut quand même un brin de folie pour croire qu’à partir de rien, une idée, on va créer une entreprise », je t’invite – dans la civilité, le respect réciproque et l’art d’être ensemble – pour fêter la création de la tienne à « prendre l’apéro », réunion qui s’apparenterait comme jadis à « la fête des fous » ? (Le Post.fr)
À la différence que, toi, tu sais où va te conduire cette folie pour laquelle on ne regrette pas tous les risques que l’on a pris pour atteindre une satisfaction si rare :
Celle, qui depuis la nuit des temps fait avancer la vie…
Tout comme je ne regrette pas, ne pas être née « pauvre petite fille riche » à l’instar de l’héroïne de cet article qui a, j’ai le plaisir de l’écrire, fort bien réussi.
Moi qui me réfère si souvent aux poètes, je constate que la moralité de la fable :

- « Que l’on soit puissant ou misérable... » n’est pas la mienne
Que toutes les classes de la société peuvent se mobiliser au service de l’esprit d’entreprise, dans le savoir et l’échange, attentives au demeurant à la multiplicité des voix…
Dans l’acceptation de l’autre comme l’égal et le complément !

* La République des Idées, François Dubet, Éd. du Seuil

Autres contributions de l'auteur

Vos commentaires

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d'indiquer ci-dessous l'identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n'êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

ok