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L’amour, la morale et les affaires !


Où sont passées ces valeurs qui cimentent l’entreprise française Comment en être arrivé là !

Monsieur le Président Directeur Général « Je n’ai plus le moral... » Avouez que ce serait dommage de mourir à la fleur de l’âge »

Paroles d’une chanson exprimant une souffrance intérieure et du désespoir*

par Claude BOURG , le 28/09/2009 | Commentaires : 1

Intégrer les évènements pour mieux les affronter

Le monde de l’entreprise, dans l’ensemble, s’il ne se sent pas forcément culpabilisé, ne peut qu’y penser, qu’être attristé, s’interroger. Intégrer les évènements pour mieux les affronter. Que se passe t-il pour vouloir y mourir.
Pour ma part, il y a longtemps que j’ai écrit combien je me méfiais de ces conseillers qui inondent nos ministères et les grandes entreprises. Si leur enseignement peut être précieux, ils ne sont que les phares pouvant éclairer la route et pas toujours la bonne.
Pas plus qu’ils ne comprennent l’importance d’avoir « une bonne réplique ». Une bonne réplique, ce n’est pas seulement avoir du talent, c’est fait aussi de ces mille riens dont sont tissées les relations entre les êtres ; ce n’est pas tellement une affaire de métier que de connivences, de complicité, de sympathie, de communion pour employer un mot noble.

Jouer d’un instrument de vie

S’inscrire dans la vie, c’est comme apprendre à jouer d’un instrument, cela peut prendre du temps.
On ne les a pas ou très mal accompagnés ces malheureux suicidés lorsque les temps sont devenus durs.

Pour atténuer mes propos, je pense aussi qu’ils étaient fragilisés dans leur vie personnelle par des drames et des tourments qui hélas font souvent loi. Et trop d’investissement dans un travail pour lequel ils n’étaient psychiquement pas préparés.
Le harcèlement des chefs pour faire face à la concurrence et la modernité pour survivre.

« La mode du suicide » : Monsieur le Président ! Vous ai-je bien entendu ?
Ou plutôt :

Apprendre à gérer l’humain
À manager, à redonner confiance. Remettre chacun dans son rôle. Apporter le respect qu’à chacun il convient même pour le plus modeste.
Les ouvriers du début – et courant du siècle dernier connaissaient et vivaient la contrainte des cadences. C’est une de leur descendante qui vous parle. À l’usine, tant de mètres de toile tissés chaque jour sous l’œil du contremaitre et le sifflet des navettes qui les assourdissait. Le mot rendement n’existait pas dans leur vocabulaire cependant le résultat était au rendez-vous. Leurs chefs ne sortaient pas des Grandes Écoles de la République, en revanche l’humain était présent en installant un bon climat. Peut-être que l’on peut penser à l’exploitation capitaliste et ça, c’est sûr, à une situation loin d’être l’idéal – mais au moins on ne s’y suicidait pas… La chaîne pour eux, c’était celle de l’amour de leur métier à tisser.

Dans ma chanson, c’était un « petit lapin de garenne banal » qui priait « Accordez-moi la paix
Ne me faites pas mal à la tête »

Aujourd’hui, ce sont des hommes, ce sont des femmes qui sont dans la tourmente !

Monsieur le Président Directeur Général,
« Vous moquez pas de mes oraisons »
Faites que dans votre grande entreprise, pour eux, la paix et l’espoir reviennent.

« S’il vous plait, s’il vous plait, s’il vous...
* Gilbert Bécaud 1967

Pourquoi faire souvent appel à la chanson ? Parce que j’en aime les poètes, la musique, la respiration. La vie, quoi !

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Commentaires

29/09/09 par Indep
 A propos des "plus modestes"...Je sais bien que le rôle de l’entreprise n’est pas dans l’accompagnement social mais ne s’agit-il pas d’apporter le respect à tous sinon surtout aux plus modestes. J’entends par là qu’au delà des ineglités salariales (qui se doivent d’exister en cohérence d’une échelle de compétence et hiérarchique) le respect est une valeur universelle de savoir vivre ensemble, en l’occurence ici de travailler ensemble qui se doit d’être appliquée sans exception et à tous les niveaux.  Par contre, Claude bourg a raison de souligner la dérive du mot rendement qui devait certainement déjà exister lors de la première révolution industrielle. Il s’agissait alors du rendement des machines. Comment avec toute l’avancée technologique depuis lors peut on parler de rendement humain ? Ne serait ce pas à l’entreprise d’innover en terme d’environement de travail afin de garantir la motivation de ses salarié ? 
 

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