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L’embellie


Nous sommes dans la couleur du soleil de l’été.
C’est l’embellie économique.
Quelle bonne surprise pour cette rentrée !
Techniquement la récession est terminée.
Avançons comme l’air qui bouge dont l’astre étincelant est le garant.

par Claude BOURG , le 20/08/2009 | Commentaires : 0

Sans tomber dans l’euphorie

Laissons aux économistes le soin de trouver ce raccourci dangereux : ce coup de théâtre, qu’est la reprise de la croissance, laisse augurer les jours meilleurs que nous attendons tous et bien évidemment les entrepreneurs, qui sans tomber dans l’euphorie, se sentent particulièrement concernés. S’ils n’écoutent que les sceptiques, c’est seulement pour mieux prendre les mesures des difficultés avec lesquelles ils vont encore et toujours se colleter. La tête dans les nuages, peut-être, mais juste le temps qu’il faut pour voir le monde d’un peu plus haut, apercevoir où il va, et redescendre aussitôt sur une vision parfaitement réaliste. C’est la règle du métier !

Moderne, Victor Hugo se le voulait déjà

Avancer, développer, créer et surtout :
Savoir s’adapter. Et c’est là aussi un des maîtres mots du succès. On nous rebat de partout les oreilles avec la nécessité - incontestable - de « moderniser » notre pays ; mais ce terme sonne aussi vieux qu’il exprime une idée courte.
Modernes, nos grands-parents, nos arrière-grands-parents, Victor Hugo lui-même, se le voulaient déjà ! Et il est excessif de sous-entendre aujourd’hui que pour le devenir, nous n’avons qu’un gros effort à fournir, un mauvais moment à passer. Comme si ensuite, nous pourrions nous laisser porter de nouveau par le courant. Or ce n’est pas vrai. Ensuite, il faudra continuer à rester à l’affût de tout, changer sans cesse, éliminer des techniques qui nous semblent aujourd’hui futuristes ; ne pas attendre que de nouvelles crises nous mettent face à de nouveaux drames.
Bref, il faudra être comme la vie qui se perpétue sans arrêt.

Du feu à l’atome

D’ailleurs si on y regarde d’un peu plus près ou de beaucoup plus loin, du haut des millions d’années qui sont l’âge de l’espèce humaine, on s’aperçoit que c’est cette vitalité qui rend si intrépides tous les créateurs à qui l’on doit tous les progrès de notre espèce. Du feu à l’atome … Ce sont des milliards de gens comme eux qui les ont acquis. Je veux dire animés par le même besoin mystérieux de récuser ce qui existe en pensant qu’ils pourront faire mieux.
C’est à force d’imagination et d’entêtement, que ces hommes n’ont cessé d’inventer, que la roue continue de tourner.

Que de richesses dans ces rêves

Depuis le début de l’année, on constate une remarquable progression de la création d’entreprises, surtout parmi les jeunes. Des projets affluent qui témoignent de cette jeunesse là, une maturité très précoce. Tous expriment un formidable élan. Et un formidable besoin de se confronter à la réalité de la vie. De se battre.
Partout naissent des associations, des cercles de jeunes créateurs : Une façon de s’aider et sans doute de rêver ensemble. Que de richesses dans ces rêves. Rêver, c’est aussi espérer.

Ce rêve, certains le vivront devenant les maillons de la chaîne entreprise, les anneaux du bijou se devant d’être l’emploi. Et si selon le célèbre poète : « Le chemin se fait en marchant… Sans en chercher la gloire… », ceux qui en réussissent le parcours, avec l’espoir du concours des politiques, savent qu’il est nécessaire d’associer les plus démunis de la vie à cette embellie économique et aussi de leur « colorer de soleil et de pourpre », leur ciel et leur univers. Comme celui de ce bel été !

« Se hace camino al andar »
Antonio Machado

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