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La fonction Paie peut être contributive dans la performance financière de l’entreprise


Contrairement à l’idée généralement répandue, la fonction Paie n’est pas antinomique à la culture « cash ». Certes, les salaires et les charges sociales doivent être réglés, en contrepartie du travail accompli par les salariés, dans des délais stricts et suivant des mécanismes de calcul réglementés. Cependant, d’autres leviers d’action existent pour maîtriser l’impact de la fonction Paie sur le portefeuille de l’entreprise.

par Daniel CLEMENTINE , le 08/12/2008 | Commentaires : 0
Nous sommes tous abreuvés, nuit et jour, par les communiqués de presse et les brèves de comptoir sur les effets désastreux de la crise financière sur l’économie réelle et le tissu économique.
Les entreprises, quelle que soit leur taille, rencontrent des difficultés significatives de trésorerie et pour certaines, des politiques drastiques de réduction des coûts ont dû être mises en œuvre pour « limiter la casse » et conserver l’outil de production en marche.
Dans ce contexte, le « cost-killing » a le vent en poupe car la course à la trésorerie est un des gages de survie de l’entreprise dans la conjoncture actuelle.
Il ne s’agit pas exclusivement de réduire les ressources humaines de l’entreprise. Les marges de manœuvre sont multiples :
- Les effectifs salariés,
- Les services Généraux,
- Les charges sociales et la fiscalité,
- Etc.
L’optimisation du BFR est également un concurrent sérieux dans la course à la trésorerie. L’objectif est d’obtenir plus de « cash » dans un délai rapide pour financer l’exploitation de l’entreprise en agissant sur ses clients et ses fournisseurs.
Les solutions pour dégager du « cash » existent donc ; mais elles ne sont pas toujours suffisantes voire adéquates pour l’ensemble des entreprises constituant notre tissu économique.
Dans ce contexte, il s’avère indispensable d’identifier le génome commun existant entre les différents acteurs composant notre économie : la TPE, la PME, l’association, la fondation et la multinationale.
Ce dénominateur commun est le facteur humain et donc la fonction Ressources Humaines (RH) en charge de l’administrer. Au sein de cette fonction RH, nous retrouvons plus particulièrement la « Paie ». C’est un des sous-maillons de la RH qui apparaît traditionnellement comme un centre de coût. Or, contrairement à l’idée généralement répandue, la fonction Paie n’est pas antinomique à la culture « cash ». Certes, les salaires et les charges sociales doivent être réglés, en contrepartie du travail accompli par les salariés, dans des délais stricts et suivant des mécanismes de calcul réglementés. Les marges de manœuvre à ce niveau sont inexistantes, à une exception près que les entreprises rencontrant des difficultés de trésorerie peuvent négocier un étalement de leur dette sociale auprès des organismes sociaux et de l’administration fiscale.
Cependant, d’autres leviers d’action existent pour maîtriser l’impact de la fonction Paie sur le portefeuille de l’entreprise. Nous vous présentons ci-dessous quelques-uns de ces leviers qui trouvent à s’appliquer dans le contexte actuel, et à notre avis, doivent constamment animer les entreprises quelle que soit la situation économique :

1. Une approche prospective de sa masse salariale et des charges associées

Connaître son budget masse salariale pour l’année et ses évolutions au cours de la même période en fonction du turn-over et des échéances légales, conventionnelles et/ou contractuelles (prime 13ème mois, prime de vacances…) permet de mieux définir et anticiper son besoin de trésorerie.
Cette démarche permettra par la même occasion de prévoir son besoin de « cash » pour les charges sociales afférentes.



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